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corniche de tamaris - Page 10

  • Moisson.

    Les belles-de-nuit sont en fleurs. On en voit au détour de chemins, au pied de maisons blanches aux volets bleus, désormais épanouies alors qu’il y a encore si peu de temps, là, il n’y avait rien.
    Les lauriers rose sont en fleurs aussi. Ils débordent des jardins. Ils se mêlent aux plumbagos bleus comme le ciel de Monet.
    Les chapeaux de paille ont quitté leur boîte à chapeaux car il fait chaud désormais.
    Ressorti aussi le grand plat creux trouvé il y a longtemps au cours Lafayette : on y met les tomates pour la semaine ; cœur-de-bœuf, paola, marmande, roma. On en a récupéré des très mûres que la fermière nous a laissées pour trois sous : on fera de la sauce pour les macaronis de dimanche.
    Les lysanthius sont à foison chez la fleuriste. Il en reste des blancs de la semaine dernière. On les a bien nettoyés, recoupés et mis dans le petit vase bleu très rond pour qu'ils durent encore longtemps. Mais on n’a pu résister à ramener cette semaine-ci des lysanthius d’un joli parme qui trônent dans le grand vase, bleu lui aussi. On l’a posé près de la lithographie de Baboulène montrant la campagne varoise dans le vent.
    On a apporté à une amie des pots de confiture vides car c’est elle qui fait la confiture d’abricots qu’on partage. On a eu notre tour de remuage des trois grandes marmites. On a bien papoté pendant ce temps, même si on a eu un peu chaud.
    Après le footing tôt le matin le long de la corniche de Tamaris, on rentre, on prend Le Monde déposé dans la boîte aux lettres, on s’installe sur la terrasse pour boire un café.
    Sur cette même terrasse, le soir, on poursuit la relecture de La chambre de Jacob, de Virginia Woolf.
    On lit enfin l’article du Monde des Livres sur Yves Bonnefoy dont on vient d’apprendre le départ et on va fureter dans la bibliothèque pour se rappeler tous les livres qu’on a de lui. Dans L’improbable et autres essais, on retrouve une interview du poète, en 1999, dans Le monde de l’éducation ; on y avait souligné plusieurs phrases dont celle-ci : « la poésie est mémoire, mémoire de l’intensité perdue ».
    Et puis l’orchidée de Maman a refleuri.


  • L’aube en juin.

    Les jours de juin sont longs. L’aube est si tôt : pour la voir, il faut se lever aux aurores. Mais alors, sur la corniche de Tamaris, c’est tellement beau.